DUERP Agroalimentaire : risques, obligations et prévention du métier

Dans un laboratoire de fabrication ou une petite unité de production alimentaire, les salariés travaillent au contact de machines à organes mobiles, de chambres froides, de sols humides et de produits de nettoyage puissants. Le DUERP permet de recenser ces risques poste par poste et de planifier les mesures de prévention.

Sans inscription · 12 risques du métier déjà listés · 149 € TTC

Risques du métier pré-remplis, à cocher Aucun compte à créer avant le paiement 149 € TTC, 1er mois de mises à jour inclus

Les risques spécifiques du secteur

La petite production agroalimentaire (conserverie, biscuiterie, glacier, traiteur, plats cuisinés, transformation de produits fermiers) associe des risques mécaniques, thermiques et chimiques. Les machines de production (pétrins, cutters, hachoirs, laminoirs) sont à l'origine des accidents les plus graves, tandis que les sols mouillés, le froid et les gestes répétitifs au conditionnement pèsent sur la santé au quotidien. Les unités de travail habituelles sont l'atelier de production, les chambres froides, le conditionnement, la zone de lavage, le quai de stockage et les livraisons.

Votre DUERP Agroalimentaire est déjà pré-rempli

12 risques types du métier sont déjà listés. Vous cochez ceux qui vous concernent, vous ajustez les mesures, et c’est prêt.

  • Machines de production (pétrins, hachoirs, cutters, laminoirs)
  • Chutes de plain-pied (sols mouillés et gras)
  • Manutention manuelle et gestes répétitifs (TMS)
  • Froid et enfermement (chambres froides, surgélation)
  • Brûlures (cuisson, vapeur, nettoyage à chaud)
  • Coupures (couteaux, lames, conditionnement)

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Les risques spécifiques du secteur Agroalimentaire

Machines de production (pétrins, cutters, hachoirs, laminoirs)

Utilisation quotidienne de machines à organes mobiles, dégagement de produits coincés et nettoyage des lames ou des pales. Risques de happement, d'écrasement et d'amputation des doigts ou de la main, en particulier lorsque les protecteurs sont neutralisés ou que la machine n'est pas consignée.

Chutes de plain-pied sur sols mouillés et gras

Déplacements sur des sols humides, gras ou encombrés de bacs et de tuyaux, notamment pendant et après le nettoyage à grande eau. Les glissades provoquent entorses, fractures et contusions et figurent parmi les accidents les plus fréquents du secteur.

Froid et chambres froides

Entrées et sorties répétées dans les chambres froides positives et négatives, préparation de commandes au froid, travail près des cellules de surgélation. Risques d'affections respiratoires, de douleurs articulaires et d'hypothermie en cas d'enfermement accidentel.

Manutention et gestes répétitifs (TMS)

Port de sacs de matières premières, de bacs et de cartons, gestes répétitifs au conditionnement et à l'étiquetage, levée de cuves et de casseroles. Lombalgies, tendinites et syndrome du canal carpien sont les atteintes les plus courantes.

Obligations légales pour Agroalimentaire

Base légale DUERP

L'évaluation des risques repose sur l'article L4121-3 du Code du travail et sa déclinaison réglementaire (R4121-1 à R4121-4). Pour Agroalimentaire, cela implique une analyse documentée des postes, des expositions et des mesures de prévention associées.

Mise à jour et conservation

La mise à jour est obligatoire au moins chaque année dans les entreprises d'au moins 11 salariés, lors d'un aménagement important modifiant les conditions de santé, de sécurité ou de travail, et lorsqu'une nouvelle information pertinente sur un risque apparaît (article R4121-2 du Code du travail). Les preuves de mise à jour, plans d'action et historiques doivent être conservés pour assurer la continuité de la prévention.

Obligations sectorielles prioritaires

Pour Agroalimentaire, les contrôles ciblent particulièrement : sécurité poste de production, hygiène opérationnelle et gestion des rythmes intensifs. Le DUERP doit relier ces obligations à des mesures concrètement déployées (formation, équipements, procédures, vérification périodique).

Conformité et entretien des machines

Les machines doivent être conformes aux règles de sécurité applicables (marquage CE pour le matériel neuf), maintenues en état et utilisées avec leurs protecteurs. Les salariés doivent être formés à leur utilisation et à leur nettoyage machine arrêtée.

Sécurité des chambres froides

Les chambres froides doivent pouvoir être ouvertes de l'intérieur et être équipées d'un dispositif d'alarme. Les salariés exposés au froid doivent disposer de vêtements de protection adaptés.

Produits de nettoyage et de désinfection

Les fiches de données de sécurité doivent être disponibles et prises en compte dans l'évaluation du risque chimique. Les salariés sont informés des dangers, des règles de dilution et des interdictions de mélange.

Bruit des machines

Lorsque l'exposition sonore atteint les seuils réglementaires, des protections auditives doivent être mises à disposition puis portées, et des mesures de réduction du bruit à la source doivent être recherchées.

Références officielles : Legifrance et Service-Public.fr.

Mesures de prévention recommandées

Consignation avant nettoyage et dégagement

Arrêt et consignation de la machine avant toute intervention sur les organes mobiles, utilisation d'outils de poussée, vérification régulière des protecteurs et des arrêts d'urgence.

Sols antidérapants et organisation du nettoyage

Revêtements de sol antidérapants, évacuations d'eau efficaces, chaussures de sécurité antidérapantes et nettoyage planifié en dehors des phases de production lorsque c'est possible.

Organisation du travail au froid

Limitation des durées de séjour en chambre froide, vêtements isothermes et gants adaptés, vérification régulière du dispositif d'ouverture intérieure et de l'alarme.

Aménagement des postes de conditionnement

Plans de travail à bonne hauteur, aides à la manutention (chariots, tables élévatrices), rotation des postes et pauses pour limiter les gestes répétitifs.

Comment France DUERP vous accompagne

Notre solution adaptée à Agroalimentaire

France DUERP vous propose une solution complète et personnalisée pour gérer efficacement vos obligations de sécurité et protéger vos équipes dans le secteur de Agroalimentaire.

  • Identification complète des risques spécifiques
  • Plan d'action priorisé et adapté
  • Mise à jour simplifiée et suivi en temps réel
  • Évaluation à adapter à vos situations de travail

Votre DUERP en 3 étapes

  1. 1

    Cochez vos risques

    Les risques types du métier Agroalimentaire sont déjà listés : gardez ceux qui vous concernent, ajoutez les vôtres.

  2. 2

    Vérifiez les mesures

    Adaptez les mesures de prévention et les actions à votre établissement, puis confirmez.

  3. 3

    Payez et téléchargez

    149 € TTC : votre DUERP en PDF tout de suite, sans création de compte. Il vous est aussi envoyé par e-mail avec votre facture.

Aperçu d'un document DUERP

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Exemple générique de mise en page. Ce PDF ne représente pas une évaluation du secteur Agroalimentaire.

Questions fréquentes pour Agroalimentaire

Le DUERP est-il obligatoire dès le premier salarié dans une petite entreprise alimentaire ?
Oui. Toute entreprise qui emploie au moins un salarié, y compris un apprenti ou un saisonnier, doit établir un DUERP. Il doit être mis à jour lors de chaque changement important (nouvelle machine, nouvel atelier) et au moins chaque année à partir de 11 salariés.
Le plan HACCP remplace-t-il le DUERP ?
Non. Le plan HACCP traite de la sécurité sanitaire des aliments, le DUERP de la santé et de la sécurité des salariés. Les deux démarches sont distinctes, même si certaines mesures (nettoyage, organisation des flux) se recoupent.
Quelles unités de travail retenir pour un laboratoire de fabrication ?
Les unités les plus courantes sont l'atelier de production, les chambres froides, le conditionnement, la zone de lavage, le quai et le stockage, ainsi que les livraisons si l'entreprise livre elle-même ses clients.
Les saisonniers doivent-ils être pris en compte dans le DUERP ?
Oui. Les pics d'activité et l'arrivée de salariés peu expérimentés augmentent le risque d'accident. Le DUERP doit prévoir l'accueil et la formation au poste des saisonniers, notamment sur les machines.
Qui doit participer à l'élaboration du DUERP en Agroalimentaire ?
L'employeur pilote la démarche avec les managers de proximité, les salariés exposés, et les acteurs prévention (CSE, service de santé au travail). L'objectif est de couvrir les situations de travail réelles.
Comment prioriser les risques dans Agroalimentaire ?
Utilisez une grille fréquence x gravité x niveau de maîtrise. Les risques à forte criticité doivent être traités en premier avec des actions datées, responsables nommés et indicateurs de suivi.
Quelle preuve présenter en cas de contrôle ?
Le DUERP à jour, le plan d'action associé, les feuilles de formation, les contrôles périodiques, et les traces de correction des écarts. La cohérence entre document et terrain est essentielle.
Quand faut-il mettre à jour le DUERP ?
Au moins chaque année à partir de 11 salariés. Pour tous les effectifs : lors d’un aménagement important affectant la santé ou la sécurité, ou lorsqu’une information nouvelle sur un risque est portée à la connaissance de l’employeur.
Comment relier DUERP et suivi des actions ?
Chaque risque prioritaire du DUERP doit se traduire par une action opérationnelle : procédure, équipement, formation, contrôle. Le suivi des actions précise qui agit, avec quels moyens, dans quel délai et comment le résultat sera vérifié.

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